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Virtual Regatta Club House

tsi-na-pah

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Everything posted by tsi-na-pah

  1. ouais mimil, s’il y a un paquet de tricoteurs… c’est que l’hiver sera froid… Cela me rappelle une histoire… Un trappeur part, couper du bois en prévision de l’hiver. Un vieil Indien est là, les bras croisés et regarde. Notre trappeur interloqué par la présence de l’autochtone décide d’aller le voir, et lui demande ce qu’il regarde ainsi. L’indien impassible lui répond : « l’hiver sera froid ». Sur ces dires notre trappeur ramasse son fagot de bois, rentre chez lui et reviens à nouveau couper du bois, angoissé qu’il est, par les paroles de l’indien… Et à nouveau, notre autochtone est là, les bras croisés. Notre trappeur hébété, agacé, retourne à sa rencontre et lui redemande, à nouveau, la raison de sa présence, ce à quoi il lui répond, à nouveau, impassible, simplement : « l’hiver sera très rude ». Notre trappeur décide alors de revenir couper du bois. Il réalise, de ce fait, plusieurs aller-retour, et toujours cet indien, là, les bras croisé. Notre trappeur de plus en plus interloqué, va vers lui et lui repose la même question. L’indien lui fait la même réponse, alors un tantinet agacé par un tel savoir météorologique, le « wasichu » lui demande : « Comment pouvez savoir que l’hiver sera froid » et notre Indien de lui répondre : « Quand homme blanc couper du bois, c’est que l’hiver sera rude… » HokaHey !
  2. Marcop0l0 SO Utha En fait, à vous lire, il vous faut donc... vous adapter aux choses au fur et à mesure, et, éventuellement, vous déplacer pour atténuer l’impact des coups...! Un trou où y'a pas de mer, un détroit asséché en pleine Terre... Hé bè...! Cap sur l'étrave ! Mouais pas sûr...
  3. ... spécialité vocal des sirènes Inuit : En musique... Buffy Sainte-Marie (née le 20 février 1941 dans la réserve Piapot de la vallée de la Qu'Appelle en Saskatchewan, au Canada, est une compositrice, parolière, chanteuse, actrice canadienne, d'appartenance cree. Elle est en particulier l'auteur de la chanson à succès Bury My Heart at Wounded Knee (Enterre mon cœur à Wounded Knee) qui commémore le massacre de Wounded Knee ainsi que Up Where We Belong interprétée par plusieurs artistes. Tanya Tagaq Gillis (née le 5 mai 1975 à Cambridge Bay, au Nunavut, au Canada) est une chanteuse de gorge inuite canadienne Cap sur l'étrave en plein milieu du Nunavut : « notre terre » HokaHey !
  4. Oyez ! Oyez ! Furieuses et furieux de la navigation ! Ne vous arrêtez pas… Faites le tour ! Nous y voilà au bonheur des brisants… En ces mers gelées, mon cerveau surchauffe et navigue en de drôles visions. Un monde inconnu tambourine en fond de cale, dans un tempo digne d’un chant de gorge, guttural et caverneux (spécialité vocal des sirènes Inuit !), alors que Kronos, lui, nous donne, lentement, le bord du monde en terrain de jeu. Le temps d’apercevoir cet autre bout du monde, et pour pouvoir suivre mon cap, je devrais dérouler « la corde » comme le dit mimil… Mouais ! D’abord à bord, je n’ai point de corde sauf celle nécessaire à faire chanter la cloche du bord, quant à celle, destiné au pendu, elle n’est point nécessaire... je suis seul à bord… Cela me donne donc une courte corde et encore faudrait-il savoir dérouler… Et pauvre cloche que je suis, je fini toujours avec un sac de nœuds Nord, Sud ? à chaque île angoisses et questionnement quant aux choix de son contournement, et ce dans un tempo, qui lui, est infernal… Gast ! C’est tout miné… Terre Mère est en lutte avec Neptune, qui enveloppera qui ! cela tourne à faire grise mine… Chevauchons ces flots envahi … Un vrai marathon… cet' autre bout du monde Hé ! le plus tard possible… les brisants… La Corde, (selon le déroulé de Sieur mimil !) Même à jouer, je préfère l'instrument avec tambours, à celui à cordes ! Mais… Où aller... Entre Marées et autres Ressacs Les Agités du caillou HokaHey !
  5. Pour petits et grands ! Elle s’appelait Narua, ce qui veut dire Mouette. Elle n’avait que onze ans et avait toujours eu le rire plus facile que les pleurs. Narua avait deux frères, un petit qui passait encore le plus clair de son temps dans le capuchon de sa mère, et un grand de douze ans qui s’appelait Apuluk. Ni Narua ni Apuluk ne savaient qu’ils habitaient la plus grande île du Monde. Comme tous les eskimos, ils se nommaient eux-mêmes « Inuit », ce qui veut dire Êtres Humains, Hommes, et c’est pourquoi leur pays s’appelait Inuit Nunat, le Pays des Hommes. Que leur pays fût infiniment grand, ça ils le savaient. Parce qu’ils étaient toujours en voyage. Les Inuit étaient des nomades, ils se déplaçaient de lieu en lieu sans avoir d’habitation fixe. En voyage pendant l’hiver, ils se construisaient des igloos, tout ronds, en neige glacée, assez solides pour que l’on puisse passer par-dessus avec un traineau lourdement chargé. Et l’été, les Inuit s’installaient sous des tentes en peau de phoque. Le grand-père paternel de Narua et Apuluk s’appelait Shinka. C’était un grand conteur du fait qu’il avait une mémoire bien meilleur que le commun des mortels. L’hiver, quand il faisait nuit pratiquement vingt-quatre heures sur vingt-quatre, il était parfois difficile de passer le temps. Alors, Shinka se mettait à conter des histoires. L’histoire de l’homme de la Lune, Kilaq, et de la bête Kilivpak qui était plus grande qu’un ours et qui avait une drôle de particularité : quand on l’avait attrapée et qu’on avait mangé sa viande, une chair nouvelle poussait sur les os rongés. Shinka connaissait quantité d’histoires incroyables, et ne racontait jamais la même deux fois, à moins qu’on lui demande. Il tenait toutes ces histoires de son père, qui lui-même les tenait du sien, et les enfants comprenaient qu’elles étaient aussi vieilles que le peuple Inuit. Quand Shinka parlait des gigantesques habitants de l’intérieur du pays, qui étaient deux fois plus grands que des gens ordinaires , les enfants frissonnaient. Et ils avaient toujours un peu peur de pénétrer trop loin dans les vallées pour leur cueillette de baies. Ils préféraient se tenir à bonne distance de la grande glace éternelle, l’inlandsis, qui s’élevait comme l’échine d’un géant derrière les montagnes de l’avant-pays. Les enfants étaient toujours en voyage avec leur famille. Et ils aimaient voyager. Ils se déplaçaient de lieu en lieu, de fjord en fjord, et , ainsi le voyage devenait leur foyer. Les enfants n’avaient aucune notion du temps. Ils dormaient quand ils étaient fatigués, jouaient souvent dehors en pleine nuit, mangeaient quand ils avaient faim, et travaillaient quand ils en avaient envie. C’est peut-être pour cette raison que les enfants inuit grandissaient et devenaient des Êtres Humains joyeux et heureux de vivre. Un printemps, Apuluk et Narua se déplacèrent avec tout le groupe jusqu’à un beau fjord nommé Simiutat. Le fjord était appelé ainsi à cause d’une série de petites îles blotties à son embouchure, presque comme un bouchon au goulot d’un bouteille. Mais avant tout, ce fjord recélait tout ce dont on pouvait rêver en fait de gibier, tant dans l’eau que sur ses rives. Une fois que fut choisi le lieu où dresser le campement d’été, l’estivage, Narua et Apuluk aidèrent à vider l’ Umiak, le bateau des femmes. Beaucoup de choses à porter à terre. D’abord les chiens, le long voyage par la mer avait ankylosé leurs membres, mais pas au point de les priver d’une belle bagarre dès qu’ils sentirent à nouveau la terre ferme sous leurs pattes. Ensuite, il fallut transporter tous les ustensiles de cuisine au-delà des marques de marées, les peaux et les habits, les marmites et les bassines, et le bois des séchoirs à viande. Enfin, on transporta les grandes tentes assez haut à flanc de coteau où on les monta de façon à ce que les ouvertures donnent sur le fjord. Cet été-là, un événement curieux se produisit. Un jour où Narua et Apuluk étaient allés en montagne ramasser des herbes aromatiques pour la cuisine, ils aperçurent un bateau bien étrange qui naviguait sur la mer, au loin. D’abord, ils furent effrayés parce qu’ils crurent que c’était un monstre marin, un de ces affreux monstres dont parlait Shinka. Mais ensuite ils virent que c’était un bateau d’une forme assez proche de celle d’un oumiak, seulement, il était vraiment beaucoup plus grand. Ils virent aussi qu’un énorme bâton poussait au milieu du bateau et qu’une vaste peau blanche y était accrochée. Inquiets, ils se cachèrent dans l’herbe tout en suivant le bateau des yeux. Ils apercevaient des hommes à bord, et entendaient des cris qui n’étaient pas très différents de ceux des Êtres Humains. Narua chuchota à Apuluk que c’était peut-être les habitants de l’intérieur du pays qui avaient construit un énorme oumiak et qui se promenaient avec, histoire de faire le plein d’Inuit pour leur grosses marmites… Apuluk secoua la tête. Il avait toujours entendu dire que les habitants de l’intérieur n’aimaient pas la mer. Et que c’était pour ça qu’ils habitaient loin de la côte. Quand le bateau eut disparue derrière la dernière île en bouchon à l’entrée du fjord, ils se levèrent et coururent rejoindre le groupe. Le soir, ils racontèrent à leur père ce qu’ils avaient vu de la montagne. Il les écouta avec intérêt et hocha la tête, en signe d’approbation. « On a déjà entendu parler de ces bateaux, dit-il. Un chasseur du groupe de Katla en a rencontré un une fois, au retour d’Agpat. » « Ce sont des habitants de l’intérieur ? » demanda Narua. Son père secoua la tête. « Non, c’est un peuple que nous ne connaissons pas. Ils viennent par la mer du sud et font escale ici sur nos côtes. L’homme du groupe de Katla a raconté qu’ils pouvaient être très cruels. Il a dit qu’ils avaient tranché en deux un chasseur avec un immense couteau fait d’un matériau qu’il n’avait jamais vu auparavant. » Le lendemain, quatre hommes du groupe partirent à la rame à la recherche de l’étrange bateau. Narua et Apuluk virent les kayaks disparaitre, leur père était en tête. « Pourvu qu’il revienne, chuchota Narua, tu te rends compte si les étrangers l’attrapent et le tranche en deux » Apuluk secoua la tête. « Ils ne peuvent pas attraper papa, dit-il. Il est capable de se glisser tout près d’eux sans qu’ils le voient, et même s’ils le voient, il arrivera facilement à échapper à leur gros bateau balourd. » Il se leva, et ils reprirent le chemin du camps d’estivage. Narua dit : « Tu savais qu’i existait d’autres humains que nous, Apuluk ? » « Non. » Apuluk frappa l’herbe de son harpon. « Mais ce n’est pas sûr non plus que ce soient de vrais Êtres Humains, comme toi et moi. Peut-être que ce sont des sortes d’esprits que nous ne connaissons pas. On va demander à grand-père. » Mais Shinka ne connaissait pas les étrangers. Il ne connaissait que les vieux esprits qui cohabitaient avec les Inuits depuis des siècles. Et il était convaincu que l’homme du groupe de Katla avait menti au sujet de ces étrangers. Cependant, l’histoire avait l’air véridique. Au retour des kayaks, les quatre chasseurs avaient maintes choses à raconter sur l’étrange bateau et son équipage. Ils l’avaient retrouvé à l’extrémité d’un fjord, à moins d’un jour et une nuit de voyage de leur campement. Le grand tronc ou bâton que les enfants avaient vu avait été couché, et ils avaient pu observer de nombreuses créatures ressemblant à des Êtres Humains, des hommes, des femmes et des enfants. Ces gens se distinguaient cependant des Êtres Humains habituels par des chevelures toutes de la même couleur de pavot jaune, et par le fait que presque tous les hommes portaient une barbe d’une taille jamais rencontrée auparavant. Cela constituait incontestablement une incursion à la fois suspecte et redoutable dans le pays des Hommes. Les chasseurs n’avaient pas tenté d’aller tout près du bateau parce qu’il y avait beaucoup de monde sur la plage. Les kayaks auraient été facilement repérés. A terre avait été installé ce qui pouvait être des sortes de maisons. Ils avaient également vu des animaux inhabituels, dont une sorte rappelait un peu le bœuf musqué et une autre le renne. Toute la nuit les adultes du groupe discutèrent de ce curieux événement. Couchés entre les peaux, Narua et Apuluk écoutaient attentivement. Ils trouvaient très excitant d’imaginer que d’autres « hommes » que les Inuit puissent exister, et tout à fait incroyable que ce peuple ait trouvé son chemin jusqu’au Pays des Hommes. Le lendemain, on observa encore deux grands bateaux remontant vers le nord. Ils passèrent si près de la côte que les Inuit, de leurs cachettes sur la plage, purent distinguer bêtes et gens à bord. Par mesure de sécurité, l’ancien du groupe décida qu’il fallait lever le camp. Les étrangers pouvaient devenir des voisins désagréables, à en croire ce que l’homme du groupe de Katla avait raconté. Les tentes furent donc toutes redémontées, et l’on sortit du fjord de Siniutat, cap vers le sud. Narua et Apuluk s’éloignaient à regret des étrangers. Peut-être n’étaient-ils pas si dangereux que ça. On les connaissait si peu. On savait même pas s’ils parlaient la langue des Êtres Humains. Il naviguèrent quatre jours durant avant d’arriver à un endroit que les chasseurs trouvèrent acceptable. Alors, on installa le campement et la vie reprit son cours comme à Simiutat. Narua pensait souvent aux étranges bateaux qu’elle avait vus, mais quand l’automne arriva et qu’ils gagnèrent leurs quartiers d’hiver, encore plus au sud, elle oublia petit à petit cette péripétie estivale. Une année presque entière devait s’écouler avant que Narua et Apuluk n’aient l’occasion de se remémorer l’existence des étrangers. .../...
  6. Il y a très longtemps, je fus jeune. Un matin, je surpris une maman ourse qui fouillait dans une vieille bûche à la recherche de miel pour elle et son bébé. Ce qu’elle ne savait pas, c’est que, la veille, mon oncle m’avait amené au même endroit pour ma première chasse en solo. J’avais treize hivers. La différence entre la mère ourse et moi ? Une journée. Une seule journée. J’étais arrivé un jour avant elle, et mon oncle m’avait laissé à mon affaire. J’avais suivi une abeille jusqu’à sa ruche et trouvé la vieille bûche. Je m’étais bien gardé de la toucher et d’y répandre mon odeur. Il y avait là tout un fouillis n’offrant qu’un seul accès au miel ; autour, un fourré épais. C’est devant ce passage que j’avais installé mon piège : un énorme billot prêt à tomber sur la tête de n’importe quel imprudent. J’étais fier de ma journée d’avance sur l’ourse. Je la guettais. Comme prévu, dès qu’elle arriva elle fouilla la vieille bûche. Excitée par l’odeur du miel et torturée par les abeilles, elle ne sentit pas mon odeur. Encore une petite vibration et le billot allait s’abattre sur sa tête. Elle s’avança le nez. Bang ! Elle tomba assommée. Je m’élançai de ma branche, la hache déjà dans le ciel de ma bravoure. Et puis, l’ourse se réveilla d’un coup, se mit droit debout et me regarda tendrement. Mon cœur fit le tour de mon cerveau. Terrifié, je l’achevai de trois coups de couteau. Puis, je détournai de ma mémoire l’image de la maman ourse. Toute cette nourriture et toute ma fierté gonflèrent au milieu de la fête. Je remplissais le village entier. Les lèvres dégoulinaient de jus et de graisse ; les yeux pointus des femmes et des jeunes filles brillaient. Les hommes me toisaient. Je prodiguais, je me rendais le village redevable, je l’inclinais vers moi. J’étais devenu un torse bombé. Tout s’était passé selon mon plan et ma volonté. Ma ruse avait été parfaite. Mais, ce soir-là, j’avais mangé mon propre cœur dans celui de l’ourse. Avant de mourir, elle m’avait regardé un trop long moment. La lune maintenant coulait sur la montagne et noyait la mer. La mer venait baver sa mousse jaune sur la grève. Je mangeai du varech pour me faire vomir. Je retournai chercher l’ourson. Ce que je ne savais pas, moi, l’écervelé, c’est que la maman ourse avait bien plus qu’une journée d’avance sur moi. Elle avait préparé son coup depuis le début du monde, de sa caverne sous la neige. C’était un plan gros comme une lune et plus facile à voir que le soleil lui-même. Et pourtant, j’étais tombé dedans sans rien y voir. Elle s’était donnée à moi bien avant que les montagnes ne se mettent en route vers le nord. Et j’ai élevé son ourson dans l’espoir de me racheter. Elle m’a bien eu ! Son ourson partit un bon jour en me redonnant mon cœur. Mais ce n’était plus le même cœur. Il me fait aujourd’hui si mal de bonheur que j’en ai perdu la notion du temps. Il faut rire, et rire encore, car il y a toujours quelqu’un qui s’est levé avant nous. Nous courons le miel. Oui ! nous courons tous le miel. Les fleurs, c’est beau ; les filles nous prennent dans leurs filets ; la faim nous transporte en plein hiver sur les lacs glacés pour que l’on y perce des trous de pêche ; la soif nous fait tomber à genoux dans les ruisseaux ; le vent du nord qui fait hurler nos chiens nous amène on ne sait où… Nous marchons sans cesse d’un piège à l’autre. J’avais bien installé le billot dans le fourré. Le petit piège, il était de moi. Mais le reste, les arbres, les cimes, le tronc, les abeilles, le miel, le ciel, la lune, la terre, la mer, les ours, le malheur et le bonheur, l’immense piège préparé depuis des lunes, dites-moi : qui perçoit son odeur ? * * * Le chant de la terre innue Jean Bédard
  7. Oyez ! Oyez ! Furieuses et furieux de la navigation ! Ne vous arrêtez pas… Faites le tour ! Ben voyons...! Miss Pétole s’étale de tout son long, à faire briller la voix de nos incertitudes, en de langoureuses stagnation. Insensible, qu’elle est, à notre désir de jouer une mélodie invitant notre étrave à chanter un air doux et gracieux. Mouvements lent, certes, mais dans un tempo déterminé, voir dynamique. Hérésie ! Eole, lui, a décidé de s’alourdir, de se comprimer dans un flux descendant, nous donnant ainsi des zones des vaste molles, qui, certes, cède facilement au toucher, voir à la pression, mais conservent une certaine adhérence, nous scotchant, ainsi, sur le dos de ce brave Neptune… Bref, cela ne nous avance point dans notre recherche perpétuelle de ne point finir en état cotonneux. Chiffe molle que nous allons devenir... Gast ! Amener moi un peu plus loin… Ride me up ! (faut p'être lui causer Saxon au pépère Eole...) Entre Marées et autres Ressacs Les Agités du caillou
  8. Entre marées et autres ressacs éolien, nos navigateurs et navigatrices, aurai-t-ils prit leurs sac, pour des contrées diverses et variées, par-delà l’Océan, afin de fuir ce grand calme sans souffle débridé qui se profile… Allez savoir, c’est bien calme… Mais on va s'marrer, voir gondoler du cap, à trouver chemin léthargique à travers ce zéphyr et sa mer engourdie... Entre Marées et autres Ressacs Les Agités du caillou
  9. Oyez ! Oyez ! Furieuses et furieux de la navigation ! N’allons point faire de prose inutile, Il nous faut garder souffle afin de mieux gonfler nos voiles, la pétole guette à l’orée du Nunatsiavut, terre Inuits (Labrador)… Alors ...pause musical… Québécoise ! Photo de famille ! Que de chemin à parcourir ! Entre Marées et autres Ressacs Les Agités du caillou
  10. À la point Bretonne le climat respect les saisons... à savoir, baston et pluies l'Hiver, pétole et grand soleil en été, l'automne et le printemps, eux, font bien comme ils veulent...! 🙃
  11. Y'a quelqu'un...? de l'aut'Bord... Où suis-je ? Où atterrir, comment s’orienter... Cap sur l'étrave...!
  12. Trop occupé à surveiller mon étrave, pour savoir si elle suit le bon cap... Alors le Class' ment... je le laisse à ses errances... les miennes me suffisent amplement...! Cap sur l'étrave !
  13. Une furieuse en tête, Gast ! Deux heures dans la vue, que j'ai de retard sur la Charmante.... A la godille don ! (expression Douarneniste (don !), qui remplace généreusement l'autre expression fortement usitée chez les "Penn Sardinn', à savoir Gast ! et permet, la godille, faut suivre ! d’augmenter généreusement sa vitesse de pointe à la seule condition d’avoir le déhancher du poignet suffisamment souple… tout un programme Bref cours de linguistique et de tactique maritime mis à part, va falloir sacrément courir, non pas sur le pont mais sur les flots, pour déterminer si nous rendons visite aux Hurons ou si nous faisons visite de courtoisie du côté de chez les Nenets, choix Cornélien s'il en est, impliquant la résolution d'un dilemme impossible entre deux valeurs tout aussi importantes … Il semblerai que l’étoile rouge ai les faveurs d’Eole là ou l’érable et sa feuille, tout aussi rouge, semble empétolé dans une rafale de calmasse des plus mollassonne… Ce n’est donc pas une question de couleur qui portera réponse à éventail d’alternatives qui s’esquisse au loin… Plus les heures passent, plus l'insécurité d’une route à l’Ouest semble se profiler (le verbe pas le métier...) devant nos étraves… Soyons donc joueur passons à l’Est…Afin d’éviter d’avoir à franchir ce mur mollasson érigé par un Zéphyr des plus essoufflé Bref, c'est : Tempête sous un crane (Chapitre 3 du Tome I des Misérables) Ouais c’est la misère « À vaincre sans péril on triomphe sans gloire » (Le Cid) HokaHey !
  14. Rafale d’arrivées et quatre duos encore en mer 31 mai 2021 Après la victoire de Nils Palmieri et Julien Villion (TeamWork), les arrivées se sont enchaînées à Saint-Barthélemy, dans une très jolie ambiance. Les duos Tanguy Le Turquais/Corentin Douguet (Queguiner - Innoveo) et Tom Laperche/Loïs Berrehar (Bretagne – CMB Performance) ont complété le podium. La nuit a été très animée puisque 14 Figaro Bénéteau 3 ont franchi la ligne en 7 heures. Estelle Greck et Laurent Givry (RLC Sailing) devraient être les prochains à en finir. Il ne restera alors plus que trois bateaux en mer. Un podium très disputé Une heure et 42 minutes derrière les gagnants, Tanguy Le Turquais et Corentin Douguet se sont emparés de la deuxième place. « La première chose que nous avons envie de dire, c’est bravo à TeamWork ! Ils ont été impériaux, ils ont fait un sans-faute. Nous sommes super contents pour eux car ce sont des gars qu’on aime bien », a déclaré Tanguy Le Turquais. « Nous sommes les deuxièmes du groupe nord à nous en sortir. Nous ne sommes pas mécontents de notre prestation. C’était assez stressant, on ne s’est pas ennuyé. C’était hyper dur physiquement, c’était aussi une super expérience. On est arrivé au bout. Nous avons poussé le curseur loin, on arrive épuisés. » Trente minutes plus tard, Tom Laperche et Loïs Berrehar ont complété le podium. « Tous les favoris sont allés au sud sans hésiter. Nous sommes fiers de notre course, de bout en bout. Il y a 36 heures on imaginait arriver 7e ou 8e derrière tout le groupe du nord. On s’est bien battu pour être les premiers du sud et réussir à croiser en troisième position », s’est réjoui Tom Laperche. Gros match pour les places d’honneur Derrière, les arrivées se sont multipliées avec GUYOT - Environnement – Ruban Rose, Région Normandie, (L’Égoïste) – Cantina St Barth, Bretagne – CMB Océane, Breizh Cola, Devenir, Gardons la vue, Skipper Macif, MonAtoutEnergie.fr, Cybèle Vacances – Team Play to B et enfin Groupe Gilbert, à 7h10 (heure de métropole). Les quatorze premiers de cette 15e édition ont donc bouclé le parcours dans un laps de temps de 7 heures et 02 minutes. Toutes les réactions de ces duos sont à retrouver dans les actualités du sites de la Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy (www.www.transatendouble.bzh/actualites). Estelle Greck et Laurent Givry attendus à partir de 17 heures (heure de métropole), trois autres duos encore en course La quinzième place devrait revenir à Estelle Greck et Laurent Givry (RLC Sailing) qui sont attendus à Gustavia aux alentours de 17 heures (heure de métropole). Une fois ce duo amarré, il ne restera plus que trois Figaro Bénéteau 3 en mer : Erisma – Groupe Sodes – Fondation Tara Océan, Interaction et Kriss-Laure. Elodie Bonafous et Corentin Horeau, septièmes de la Transat en Double 31 mai 2021 Ce lundi 31 mai à 02h58 (heure de métropole), Elodie Bonafous et Corentin Horeau (Bretagne - CMB Océane) ont coupé la ligne d’arrivée de la 15e Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy après 18 jours 07 heures 58 minutes 55 secondes de course. Premier des trois duos mixtes engagés sur cette édition à rallier Gustavia, ils décrochent une très belle septième place. Leurs premières réactions. Elodie Bonafous : « J’ai engrangé beaucoup d’expérience. J’ai fait confiance à Corentin, j’ai passé une bonne transat. J’ai passé 18 jours trop cools avec Corentin et je le referai avec plaisir ! Sur l’arrivée, le suspense montait au fur et à mesure. Je découvre Saint-Barth et je ne suis pas déçue de l’accueil. Ça vaut la peine de se donner du mal. » Corentin Horeau : « C’était top ! C’est dur ! On était tout le temps à vue, on voyait tout le temps un bateau à l’AIS. Ça ajoute une pression supplémentaire. C’était une bonne transat mais éprouvante. Tu ne peux jamais te reposer, tu te compares constamment, tu gères ta vitesse. Mais l’arrivée est magnifique, c’est super de vivre des moments comme ça. C’est pour ça que l’on fait ça. » Les chiffres : Heure d'arrivée : 02:58:55 (heure de métropole) Temps de course : 18j 07h 58min 55s Écart au premier : 02h 50min 52s Nombre de milles parcourus : 4352,62 nm Vitesse moyenne : 9,89 noeuds www.www.transatendouble.bzh
  15. Oyez ! Oyez ! Furieuses et furieux de la navigation ! Ce sont les conditions météo qui feront la différence... Sur un Jules Verne le record ne signifie pas, forcément, la plus petite distance parcouru...! C'est Éole qui dicte le tempo, la route la plus rapide n'est pas forcément la plus courte, c'est la magie de la navigation ! Bon... Tout ceci n'est que "causerie" histoire de se rassurer... Car, pour notre "Coubertinade", la route par chez les Hurons semble bien mollassonne et du coté de chez les Nenets... Bah...! pas vraiment mieux... et toutes ces routes rallonge la transhumance Olympique... C'est dire ! Distance, pétole, vent dans le pif... Trilogie propice à la flânerie vagabonde dans les mers de l'Océan glacial Arctique, l'essentiel est de participer n'est-il pas...? Yamal* *dans la langue Nenets, signifie ‘extrémité du monde’ Les Agités du caillou
  16. Cela se joue à un battement... d'"ailes de mouette"
  17. Curieux ! Le classement.... Je suis un peu plus haut en... 51 857éme position...!
  18. 😵 qui a parlé de faire un classement... Hein ! Qui... Fichtre ...!i... y'en a de partout... De grands malades
  19. Bon ben là, je vais me restaurer, avant de repartir à la pêche ! ... Nous verrons cela l'estomac bien lesté et les yeux revigorés par un pavé de saumon au curry sur son lit d'épinards. La route est longue, faut pas mollir...! Les Agités du caillou
  20. Gast ! L'affaire se corse... Merci Mousse Line
  21. "Classements Joueurs suivis" (ceux de ma zone...! Est Brésil et cap au Nord ou presque...) La distance est celle "parcourue" depuis le départ, drôle d'idée ! mais je n'ai que cela sous le coude... (fourni par VR) 29/05 - 18h Distance/Dép 1 Siputih 411,30 2 Flying Frenchman 411,10 3 tsi-na-pah 407,30 4 Calonectris 406,00 5 Kandahar 404,90 6 voiture_balai 403,00 7 LeSanflorain Cantal 402,50 8 nathi90 401,80 9 Teranga-Tp83 401,60 10 PdB95 399,10 11 Whopila 398,30 12 crabefarci 397,60 13 Paul.Mmil.Victor 394,40 14 Transitoire 389,80 15 EnPerdition4 379,20 16 albindesmureaux 355,50 17 Groslols 323,10 Misére, misére... Bon... S' il y a d'autres furieux, Furieuses sur la piste Nord... Envoyez donc, signaux de fumée ou autre moyen, digne de reconnaissance, afin d'apparaitre dans ce Bôtablo (si,si)... Cap sur l'étrave ! Les Agités du caillou
  22. Oyez ! Oyez ! Furieuses et furieux de la navigation ! Alors, dans notre inventaire à la Prévert, nous avons un Paul.M.Victor, un Téranga 83, un…« Varois » ? Jolie pays s’il en est, j’y ai appris à nager et à naviguer, c’est vous dire…. bon en s’en fou… Un Groslols et sa gouaille, on l’espère légendaire, pour nous faire péter les cailloux de rires, et un bien nommé : « En Perdition », Mouais… M’enfin ! Bon... En perdition qu’il parle donc en son encontre mois je file cap sur l’étrave, là, au moins je sais... où cela me mène Bien, mômeries mise à part, si d’autres prospecteurs, maritime, ont décidés d’aller caboter du côté des complications, qu’ils, elles allument feux de position et autres artifices… Afin de mieux (se) voir dans le bocal ! Les Agités du caillou
  23. Oyez ! Oyez ! Furieuses et furieux de la navigation ! Au nord, ce qui nous attends, c'est une aventure caillouteuse. Du verbe caillouter, signifiant "être en contact avec Terre mère". Remarquez pour aller naviguer dans les territoires des premières nations, mieux vaut être connecté aux esprits ! Bref ! Chez les Slaves, les Scandinaves et ceux de Sibérie on parle d’un arbre à mille branches (l’Arbre du Monde) reliant les différentes parties de l'Univers, les mondes céleste, terrestre et souterrain. Voilà qui est bien plus aisé pour se raccrocher, à la branche (de l'arbre faut suivre !), en cas de plantage d'étrave… Bref mômeries mises à part, Nenet ou Huron, Est-Ouest, c’est la pétole qui choisira… Alors si la prose, avant la pause, sur un récif du nord du globe vous gratouille, faite donc, ici, récit de vos défis Les Agités du caillou Au Nord c'était les cailloux
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