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Virtual Regatta Club House

tsi-na-pah

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Everything posted by tsi-na-pah

  1. La glorieuse incertitude du sport 27 mai 2021 « Je ne serais pas surpris qu’il y ait des partisans des deux options sur le podium, avec des arrivées à vue. » La théorie d’Alexis Loison (Région Normandie) semble tout à fait plausible tant la bataille entre sudistes et nordistes est engagée. À un peu plus de trois jours de l’arrivée à Saint-Barthélemy, chaque groupe peut espérer « rester vivant » et jouer la gagne. Malgré la fatigue, les marins ne s’économisent pas. À fond tout le temps ! La distance théorique du parcours de la Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy est de 3 890 milles, soit un peu plus de 7 000 kilomètres en langage terrien. Pourtant, dans leurs témoignages, les femmes et les hommes engagés parlent de grappiller des mètres sur leurs adversaires. Le match est si serré… « Nous sommes très proches les uns des autres. Comme les prévisions ne sont pas assez précises pour prédire l'issue de la bagarre, on va chacun jouer nos petits coups pour essayer de gagner quelques mètres. Nous n’avons pas de répit. Nous faisons des quarts assez courts pour éviter la fatigue la nuit et les risques d'insolation la journée », écrivent par exemple les leaders Pierre Leboucher et Thomas Rouxel (GUYOT Environnement – Ruban Rose). Avantages et inconvénients de chaque option La journée de vendredi s’annonce importante. Le groupe du nord va devoir traverser une zone de vent faible, sans aucune opportunité de s’échapper. Les six duos concernés vont donc peut-être passer une journée délicate mais ils seront en position plus favorable à partir de samedi matin. Les alizés soufflant plein est, ils pourront faire route directe avec un meilleur angle. Demain, les sudistes seront probablement moins en difficulté, car ils profiteront d’un alizé un peu plus établi. Mais ils devront, pour la fin de course, multiplier les empannages afin de rejoindre Saint-Barthélemy. Voilà pour la théorie. En pratique, il y aura une multitude d’aléas à prendre en compte, les deux principaux étant les grains (principalement au nord) et les sargasses (des algues davantage présentes au sud). Ce soir, absolument personne ne peut affirmer quelle option va payer. La priorité : être en tête de son groupe Nils Palmieri et Julien Villion (TeamWork) le répètent depuis plusieurs jours : en attendant le résultat de telle ou telle grande option, il est essentiel d’être aux commandes de son groupe. De ce point de vue, le duo franco-suisse réussit son pari. Alexis Loison confie : « on sait qu’on ne peut plus jouer la victoire car clairement TeamWork a fait le break sur notre option nord. On se bat pour continuer à accrocher la meilleure place possible ». Les leaders du sud sont aussi bien décidés à conserver leur positionnement, à l’instar de Gildas Mahé (Breizh Cola) : « On ne sait absolument pas où ça va passer ! Alors on fait marcher le bateau au maximum, on suit les oscillations de vent pour parcourir le moins de distance possible. L'idée pour nous est de jouer au mieux le paquet du sud. Si on est en tête de ce groupe on a une chance de gagner la transat. C'est déjà le premier objectif, pour le reste l'avenir nous le dira. » Des nouvelles rassurantes des bateaux blessés Plus en arrière de la flotte, les deux Figaro Bénéteau 3 ayant connu des soucis techniques conséquents poursuivent leur route. Après des journées mouvementées, la sérénité semble être revenue pour le duo Jérôme Samuel et Nicolas Salet (ERISMA – GROUPE SODES – Fondation TARA OCEAN) ainsi que pour les frères Livory (Interaction). Pour rappel, les premiers avaient subi la casse de l’étai (câble retenant le mât par l’avant). « Les réparations tiennent pour l'instant. On surveille surtout le bout-dehors et l’amure de spi qui sont pas mal sollicités », expliquent Jérôme et Nicolas. « A priori, nous naviguerons au près seulement à l'arrivée à Saint-Barthélemy. Nous serons vigilants. L'enjeu est que tout tienne en place et de maintenir nos poursuivants à bonne distance. Les derniers routages nous donnent une ETA dans la nuit du 1er au 2 juin. » Quant aux frères Livory, ils avaient constaté une voie d’eau, provoquée par l’arrachage de la prise d’eau du circuit de refroidissement moteur. « La pinoche est sous surveillance aiguë et semble étanche », disent-ils. « À ces allures, le bateau ne tape pas donc c'est une bonne chose. Pour le refroidissement moteur, notre système de tuyau fonctionne également. Après toutes ces galères, nous voulons prendre du plaisir ensemble dans les alizés pour cette fin de transat. Nous espérons arriver dans un peu moins de sept jours. » Il est trop tôt pour crier victoire mais il est possible que tous les duos parviennent à rallier la ligne d’arrivée, ce qui serait une très bonne nouvelle pour la première transatlantique des Figaro Bénéteau 3… www.www.transatendouble.bzh
  2. Au chaud le cidre, au frais les crêpes... J'arrive... Cap sur l'étrave ! (depuis 2h00 (heure Breizh)...ce 26 ! ) Et j'ai trois étraves ! HokaHey !
  3. Pinte et pointe sont au bistrot... une histoire d'o... en somme, les jolis bateaux sur l'eau Bisous à "Dame Centennaire"
  4. Curieux en effet... www.normandy-race.com www.www.youtube.com/channel/UCZkJ-F37H_DnxCqTlL69dkA
  5. Le " Rien ne va plus"... Je connais... Le "jusqu'ici tout va bien" se pose là, également... Le Cap sur l'étrave est valable, si elle n'a pas encore gouté du paveton... Bref, pas simple à jouer ! HokaHey ! Et, merci pour les classements Cap sur l'étrave...
  6. C'est au Bar que l'on voit qui a eu le meilleur coup de barre... Fatigué s'abstenir !
  7. Faut des Binoculaires... à la Robert Chapatte... ! Courage...
  8. Avec tous ces cargos, en vrac... Trop bruyant, Panama... Cap sur l'étrave !
  9. En bas à droite ! (La coupette toute grise... )
  10. Bon par dessus ou par dessous le continent d'Amérique, c'est vent dans le pif... Par l'europe ou l'afrique c'est vent dans le dos...! Mais... là... une seule trace, pour "indiquer" la route à suivre... Alors quoi...? Les routes (Espérance, Sibérie, Horn, Canada-Alaska) les une aprés les autres ou les 4 en même temps...!
  11. Gast ! V'la que j'ai plus mes yeux...!
  12. L'un n'aurait-il point fini en farce dans une crêpe
  13. N'y aurait-il pas trois manches...? Une par Bonne -Espérance, une par l'Horn et une fondue par le cercle arctique... "Olympic virtual series" que sa s'appele ... Une série de 3 courses, comme "gaz "promprom...(eNord Stream Race)
  14. Salut, les furieuses et furieuses de la navigation ! Un petit point, tardif... Mais ce jour, j'ai été débordé par la pose de bordés avec en apothéose la pose de la clore (dernier bordé posé) servant à clore la coque pour clore le bordage... Gast cela fait du bien de clore l'étuvage ! Bref, quoi de neuf sur notre transat... Les Canaries à tout prix 18 mai 2021 Les îles espagnoles pointent à l’horizon du groupe de tête : dès demain matin, les premiers Figaro Bénéteau 3 les auront dépassées. C’est le temps des grandes manœuvres et des empannages dans des conditions toujours aussi soutenues depuis la veille. Certains doivent également composer avec des avaries mais tous gardent le cap. Les conditions se sont durcies depuis hier soir dans cette Transat en Double - Concarneau - Saint-Barthélemy. Et l’une des conséquences se mesure… À l’oreille ! Dans le court message vocal d’Éric Péron ((L’Égoiste) – Cantina St Barth), on attend ainsi un bruit de fond, puissant et continu. « Ça siffle depuis la quille quand ça va vite dans les surfs », explique-t-il. Un peu plus tôt, une vidéo envoyée depuis Breizh Cola (Gildas Mahé - Tom Dolan) permet également de saisir les sifflements dans l’habitacle. En somme, un « bourdonnement incessant qui n’aide pas à bien dormir » expliquent Fabien Delahaye et Anthony Marchand (Groupe Gilbert). C’est l’illustration, surtout, que les bateaux comme les marins sont soumis à rude épreuve depuis hier. Aux Canaries, deux options se distinguent La nuit dernière avait déjà été agitée – 35 nœuds de vent avec des rafales – et ces conditions soutenues perdurent. Le passage des Canaries est prévu demain matin avec 25-28 nœuds et 35 nœuds de rafales selon Météo Consult. « C’est compliqué parce qu’il y a des vagues de travers, du vent très instable et qu’il faut être concentré pour ne pas perdre le spi », témoigne Violette Dorange (Devenir). Tous doivent donc s’accrocher et résister car ils savent qu’il s’agit d’un moment clé avant de mettre le cap vers les Antilles. La tête de flotte est en effet toujours aussi resserrée. En plus de s’attacher à tirer le meilleur des conditions et à veiller à ménager son bateau, c’est donc l’heure des choix et des empannages. Quelle route pour contourner les Canaries ? Faut-il privilégier une option plus Nord-Ouest à l’instar de Queguiner – Innoveo (Tanguy Le Turquais - Corentin Douguet), (L’Égoiste) – Cantina St Barth (Éric Péron - Miguel Danet) et Breizh Cola (Gildas Mahé - Tom Dolan) qui ont été les premiers à empanner ? Ou privilégier le passage entre les îles de La Palma et de Tenerife ? « Pour l’instant, ce sont les deux options qui se dégagent, explique Yann Chateau à la direction de course. Les routages préfèrent l’option du canal de Palma mais elle oblige à faire beaucoup de manœuvres. » Quand les soucis se multiplient Chez les skippers, il y a donc l’impression que tout s’accélère depuis la veille. D’autant que pour certains, il faut aussi composer avec les ennuis mécaniques. C’est le cas pour Fabien Delahaye et Anthony Marchand qui ont passé une nuit très agitée. Il y a d’abord eu cette collision avec un gros poisson coincé dans la quille. Et ce n’est pas fini. Fabien Delahaye raconte : « j’étais seul à la barre et j’entends un gros crac ! Le spi s’affale tout seul dans l’eau et passe sous le bateau ». Dans le choc, la drisse de spi de tête se casse. Il faut donc affaler la grand-voile et monter dans le mât par 20 à 25 nœuds de vent. « Tout s’est bien déroulé, rassure Fabien. On a perdu un peu de terrain dans l’affaire mais notre bateau a retrouvé tout son potentiel. » À bord de (L’Égoiste) - Cantina St Barth, c’est le pilote automatique qui fait des siennes depuis deux jours. « On n’a toujours pas de pilote et avec ces conditions, c’est difficile de réparer, explique Eric Péron. Alors, on essaie de se relayer mais ça monopolise pas mal de temps à la barre ». Chez Interaction, les frères Livory ont dû composer avec un spi déchiré. « Ça a calmé nos ardeurs donc ça nous pousse à laisser le plus gros pour préserver le bateau et les deux hommes », expliquent-ils. « Surfer des vagues qui brillent » (Laperche) Pour Nicolas Bertho et Romuald Poirat (Kriss-Laure), qui ferment la marche à plus de 270 milles de la tête de course, les dernières heures n’ont pas été de tout repos non plus. « Les safrans décrochent le film d’eau, expliquent-ils. En conséquence, le bateau part facilement au lof et l’amure a lâché. La drisse s’est retrouvée de l’autre côté de la grand-voile et il a fallu la récupérer. Fort heureusement, rien n’a été cassé mais nous avons perdu beaucoup de temps ». Ils restent néanmoins optimistes : « nous avons toujours rendez-vous à Saint-Barthélemy ! » S‘évertuer à trouver le bon routage, empanner au bon moment, surveiller ses fichiers météos et les conditions environnantes n’empêchent aucunement de prendre du plaisir. Il se décèle entre les mots quand chacun évoque les surfs. En somme, les joies de la glisse au grand large. C’est Tom Laperche (Bretagne - CMB Performance) qui en parle le mieux dans un style qu’il ne soupçonne même pas d’être poétique : « on a passé une première partie de nuit magique, sous un morceau de lune, à surfer les vagues qui brillent ». Pourvu que ça dure ! "On ne sait pas ce que nous réserve la suite, mais il risque de se passer des choses" www.www.transatendouble.bzh Cap sur l'étrave...!
  15. Que nenni...! C'est, là, la cractéristique d'un phénomène bien connu... Le Trou Noir ! La zone sphérique qui délimite la région d’où lumière et matière ne peuvent s’échapper appelée « horizon des évènements ». On parle parfois de « surface » du trou noir, quoique le terme soit quelque peu impropre car il ne s’agit pas d’une surface solide ou gazeuse comme celle d’une planète ou d’une étoile... Il ne s’agit pas d’une région qui présente des caractéristiques particulières : un observateur qui franchirait l’horizon ne ressentirait rien de spécial (sinon d'éventuels violents effets de marée ( Nous y voila... ! ). En revanche, il se rendrait compte qu’il ne pourrait plus s’échapper de cette région s’il essayait de faire demi-tour. C’est une sorte de surface de non-retour, comme à bord du "Nimitz". Ah ! ouais, mais là, c'est une tempête électromagnétique qui met le boxon dans l'espace temps... Bref, Retour vers le futur et autres drôleries du triangle des Bermudes compris, n'est qu'enfantillage de rescapés de la ville d'Ys... Vr, est maitre des horloges et, Chronos est en perdition...
  16. « Il va s’en passer des choses ! » 17 mai 2021 Sous spi dans un vent soutenu, les Figaro expriment tout leur potentiel et le rythme s’est franchement accéléré pour les duos de la Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy. Les leaders aborderont les Canaries dans la nuit de mardi à mercredi. Il va rapidement falloir déterminer le point de passage exact pour « enrouler » le waypoint de La Palma (à laisser à tribord). Le groupe de tête de la Transat en Double commence doucement à se diviser en fonction des choix tactiques des uns et des autres. Ce lundi matin, il y a 60 milles d’écart latéral entre le duo le plus à l’ouest (Éric Péron / Miguel Danet) et ceux décalés dans l’est (Tom Laperche / Loïs Berrehar et Pierre Leboucher / Thomas Rouxel). Les classements sont actuellement à prendre avec des pincettes car ils se font par rapport à la route directe, ce qui favorise les concurrents de l’ouest. Une histoire de recalages Depuis hier, on observe que les duos empannent pour opérer des recalages et cela devrait continuer dans la journée, surtout cet après-midi. « Le décalage dans l’ouest est plus court car il permet un meilleur placement pour la rotation mais il y a moins de pression. Le décalage dans l’est permet d’avoir plus de pression mais rallonge la route. Ces recalages sont sûrement la résultante de petites rotations momentanées du vent à droite que les marins exploitent », explique Yann Chateau, adjoint du directeur de course. « Le choix est encore ouvert sur le passage des Canaries » En plus de gérer ces légères variations du vent et de faire marcher au mieux les bateaux, les duos analysent de manière assidue les fichiers météo pour déterminer comment passer le waypoint de La Palma. « Pour l'instant, le choix est encore ouvert sur le passage des Canaries qu'ils devraient atteindre dans la nuit de mardi à mercredi », souligne Yann Chateau. « Les routages font plutôt passer entre La Palma et Tenerife, mais quand on force le passage plus à l’est, on perd seulement 22 minutes, autant dire rien par rapport à l'imprécision des fichiers météo. » ____________ Les messages du bord reçus cette nuit : Corentin Douguet (Queguiner – Innovéo) : « Le rythme s’accélère, les milles défilent » « On est un peu déçus de notre option le long du Portugal. On pensait qu’il y avait un petit coup à faire pour recoller le paquet de tête. Il n’en a rien été. Un moment on a même pensé que ça allait tourner à la bérézina mais finalement on n’est pas si loin. C’est de la perte mais rien de grave. On a voulu jouer, c’est comme ça… Sinon c’est cool de glisser sous spi. Le rythme s’accélère, les milles défilent. » Guillaume Pirouelle (Région Normandie) : « C'est intense, pas le temps de souffler » « Nous sommes contents d'avoir enfin envoyé le spi ! On n’est pas loin d'être en tête, mais bon la route est encore longue, on reste concentrés sur nous et notre bateau. En tous cas on avance bien au portant. Le bateau est en parfait état, prêt pour une descente ventée vers les Canaries. Pas toujours facile de faire les bons choix entre plus de vent annoncé à terre et une grosse rotation droite à venir, on essaie de bien se placer pour les deux. C'est intense, pas le temps de souffler. On continue d'analyser la situation météo car le choix d'une route nord ou sud se fait assez tôt, soit en passant le waypoint de La Palma, soit en passant dans les Canaries... On verra ce que va choisir la flotte. Une chose est sûre, il va s'en passer des choses ! » Pep Costa et Will Harris (Cybèle Vacances – Team Play to B) : « C’est un grand match » « On pense que tout le monde mérite d’être sous spi après un début de course très difficile. Au niveau bricoles, ça va. Nous avons juste eu un problème avec le génois au passage du cap Finisterre qui nous a fait perdre du terrain. On a bien réparé, tout va bien depuis ! Ça accélère bien, on a essayé de se préparer au mieux au niveau confort, nourriture… On va faire attention à nous et au bateau, mais en y allant toujours à fond pour ne pas avoir de regrets. C’est un grand match, la différence se fera sur des détails et surtout en tenant sur la durée. L’enjeu des prochains jours est de décider par où passer les Canaries. » Jérôme Samuel et Nicolas Salet (Erisma – Groupe SODES – Fondation Tara Océan) : « La magie de cette course est de permettre à des amateurs éclairés de se confronter aux meilleurs marins » « Tout va bien le moral est au top depuis qu'on a enfin balancé le spi, mettant une fin à ces quatre jours un peu galères et très humides. Comme attendu, le début de course au près et dans une mer cassante ne nous a pas laissé beaucoup de répit et nous n'avons pas pu maintenir les vitesses moyennes des cadors de la classe. Néanmoins on ressort devant nos concurrents directs à savoir les seuls équipages 100% amateurs comme nous et plutôt en forme notamment grâce au matelas que nous a prêté Armel (Le Cléac’h). L'objectif de cette transat est en priorité de finir, une première pour nous en course avec si possible quelques pros derrière nous. La magie de cette course est justement de permettre à des amateurs éclairés de se confronter aux meilleurs marins. » Photo à bord de (L'Égoïste) - Cantina St Barth bulletin du 17 mai 2021 17 mai 2021 Situation Générale : Ce Lundi, l’anticyclone 1024 hPa axé du sud-est des Açores jusqu’au cap Finisterre pilote un flux instable modéré à assez fort de secteur nord entre le cap Saint-Vincent et les Canaries. Mardi, l’anticyclone gonfle pour s’étendre désormais des Açores jusqu’aux côtes portugaises et pivote légèrement sur son axe sud-ouest/nord-est. À l’opposé, un système dépressionnaire se maintient sur l’Afrique de l’ouest. Cette configuration favorise un resserrement marqué du gradient de pression au nord des Canaries et l’installation d’un fort flux instable de secteur nord-nord-est. Mercredi, l’anticyclone désormais à 1028 hPa tend à se rétracter tandis que le système dépressionnaire sur l’Afrique persiste. Cette évolution renforce encore davantage le flux général au nord des Canaries avec un avis de coup de vent. Au sud de l’archipel, des petites dépressions mobiles se forment dans un courant soutenu mais très variable de secteur nord-nord-est. Jeudi, l’anticyclone commence à marquer des signes de faiblesse mais le courant modéré à assez fort de secteur nord-nord-est continue de se maintenir au sud des Canaries. Conditions météo en mer : Depuis dimanche, des stratégies se sont nettement développées dans le contournement de l’anticyclone. En effet, le flux modéré et instable de secteur nord au large du Portugal a obligé les concurrents à des choix pour éviter de subir un vent arrière qui aurait fait chuter leur vitesse et rendu leur navigation très instable. Il n’est donc pas surprenant de voir en ce début de matinée des routes parfois différentes, entre ceux qui ont limité les empannages en choisissant des longs bords et d’autres qui ont multiplié les manœuvres. Dans ce contexte majoritairement favorable, les vitesses de progression se sont néanmoins accélérées. Plus de 80 % de la flotte, qui se situe à la latitude de Gibraltar, file ainsi à plus de 10 nœuds plein sud en direction de l’est de Madère. Les trois derniers ferment la marche au large du cap Finisterre. Dans l’ensemble, les plus à l’est sont favorisés car ils bénéficient de davantage de vent. Lundi 17 mai Ce n’est pas l’alizé attendu que la flotte va rencontrer au cours de cette journée, mais toujours un vent portant de secteur nord très instable. La concentration des skippers est au maximum car cette situation oblige à préciser constamment la stratégie au gré de sa variation en force et direction. Dans un ciel très changeant, ce vent entre force 4 et 5 beaufort génère des rafales autour de 25 nœuds mais cette situation présente toujours le risque que le flux soit un cran au-dessus….jusqu’à force 6 localement. Ce contexte général devrait engendrer des écarts en latitude, avec probablement des options majoritaires vers un cap au sud-est, là où le gradient de pression est le plus resserré et le vent plus soutenu. Cette option vers un long bord en direction des côtes marocaines les contraindra à choisir l’heure optimale de l’empannage principal pour mettre de nouveau cap vers les Canaries. Les trois derniers, au sud-ouest du cap Saint-Vincent, progresseront eux sous un vent moins fort. Les écarts devraient ainsi encore se creuser avec le reste des bateaux. Pointés à 130 milles en ce début de matinée, cet écart pourrait atteindre 150 milles en soirée. Mardi 18 mai Cette journée s’annonce la plus ventée en raison du resserrement du gradient de pression entre le nord des Canaries et les côtes africaines. Néanmoins, selon la position en longitude des concurrents, les vitesses de progression des bateaux seront différentes entre les partisans d’une option ouest et ceux qui iront vers l’est. Le vent très instable de secteur nord-nord-est en matinée oscillera entre force 5 et 7 beaufort avec des rafales jusqu’à 35 nœuds, mais toujours avec le risque pour les plus à l’est de subir temporairement un coup de vent force 8. Ce vent prendra un peu de gauche vers le nord en fin de matinée avant de revenir au secteur nord-nord-est l’après-midi. Les bateaux progresseront ainsi jusqu’à 15 nœuds, dans une journée qui pourrait être la plus rapide de cette édition. Le vent devrait baisser ensuite d’un cran à l’approche des Canaries avant que La tête de la flotte ne traverse ensuite l’archipel dans la nuit en laissant la marque de passage de La Palma à tribord. Le vent sera alors variable entre 15 et 20 nœuds avec toujours le risque, dans la traversée entre les îles, de subir des baisses sensibles du flux et/ou à l’inverse des accélérations. Ce sera alors le moment de choisir une nouvelle stratégie, en mettant le clignotant sur les Antilles. Mercredi 19 mai Une grande partie de la flotte se situera au sud de l’archipel dans un vent modéré plus alizéen. Il soufflera en moyenne entre force 4 et 5 beaufort, mais sera plus soutenu à l’est. En effet à l’ouest, la circulation de petites dépressionnaires pourrait engendrer des baisses sensibles du vent et une réduction notable de la progression de certains bateaux. Jeudi 20 mai Si la formation d’une dorsale à la latitude de Lisbonne continuera à affaiblir le flux général au sud des Açores, la flotte devrait garder le bénéfice d’un flux modéré très variable de nord à nord-est entre force 4 et 5 beaufort. Dans ces conditions, et avec la menace ultérieure d’une baisse du vent se rapprochant par le nord, la majorité des concurrents devrait opter pour une route au sud de l’orthodromie. Pascal Scaviner, METEO CONSULT Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site www.figaronautisme.meteoconsult.fr/ Et pour le "Bestiaire" du Sieur Mick61 Cap sur l'étrave !
  17. Mode Roupillon activé... et sans Ronflette ! Tranquille... ...tiens à propos de quille ! Mais... Sont Où, les z'aut' ...? Là ! : (Gaffe à Babord, déboulent, Tribord amure, une bande de furieux, en Régate "Vela"...!) www.www.transatendouble.bzh www.www.youtube.com/channel
  18. Mode large activé www.www.youtube.com/channel/UCzTwCLuHwpEnx_qnl8xNcdA www.mediahouse.transatendouble.bzh/fr/# www.www.transatendouble.bzh www.www.youtube.com/channel/UCzTwCLuHwpEnx_qnl8xNcdA bulletin du 15 mai 2021 15 mai 2021 Situation Générale : Ce Samedi, régime perturbé assez fort et instable de sud-ouest entre une perturbation active à 1012 hPa qui s’étend des Bermudes au sud du golfe de Gascogne et une dorsale à 1022 hPa prolongeant l’anticyclone au sud des Açores jusqu’à Lisbonne. Dimanche, l’anticyclone des Açores s’étend et pivote sur un axe sud-ouest/nord-est jusqu’au cap Finisterre. Il repousse la perturbation au nord et oriente désormais le flux au secteur nord-ouest puis nord au large des côtes portugaises. Lundi, l’anticyclone à 1024 hPa se maintient au sud-est des Açores. Un système dépressionnaire se forme sur l’ouest de l’Afrique. Cette situation favorise la mise en place d’un fort courant instable de secteur nord-nord-est entre le sud du Portugal et les Canaries. Conditions météo en mer : Les conditions instables rencontrées depuis 24 heures par les concurrents, dans un vent faiblissant à l’ouest puis se renforçant au secteur sud-ouest, les ont obligés à des choix tactiques au passage du cap Finisterre entre une navigation au large ou près des côtes espagnoles. La descente ensuite en direction de Vigo a confirmé ses choix. Ainsi ce matin le groupe des skippers est scindé en deux. Un premier composé de 13 bateaux mené par Tom Laperche et Loïs Berrehar est regroupé en moins de 20 milles au sud du Cap Finisterre. Il précède un second groupe un peu plus dispersé, tandis que Nicolas Bertho et Romuald Poirat ferment la course près du cap Finisterre. Cette nuit, la flotte a progressé à l’avant du front chaud de la perturbation. Les conditions étaient très toniques sous des vents de sud-ouest soufflant parfois à plus de 25 nœuds et une mer croisée avec des vagues de près de 3 mètres. Ces vents souvent très instables les ont contraints à tirer de nombreux bords avant de s’en extirper et mettre cap plein sud pour les bateaux du premier groupe. Samedi 15 mai Ce matin, sous un vent de sud-ouest de 15 à 20 nœuds, les skippers débutent un long bord avec un cap au sud le long des côtes nord portugaises. La mer devient progressivement moins houleuse et leur permet de progresser toujours autour de 8 nœuds en moyenne. Les conditions de vent instables et parfois un peu différentes entre la côte et le large vont continuer de guider les choix tactiques des skippers. Cet après-midi, la flotte continue de naviguer au près dans un vent de sud-ouest faiblissant jusqu’à une quinzaine de nœuds. Les premiers atteindront la latitude de Porto en fin de journée. En soirée, le vent commence à faiblir à l’approche de la dorsale. Il prend de la droite pour s’orienter au secteur ouest-sud-ouest. La nuit prochaine, il va continuer de faiblir pour atteindre 10 nœuds en moyenne, et prendre encore un peu de droite vers l’ouest-nord-ouest. Dans ce contexte, les vitesses de navigation ralentiront et il faudra être bien placé pour négocier le passage ultérieur de la dorsale pour éviter le risque de molle. Dimanche 16 mai Les conditions changent dans la progression des concurrents sous l’influence de la dorsale. Cette journée de transition leur permettra néanmoins de progresser dans un vent adonnant en direction du large de Lisbonne. En fin de matinée, ce vent instable de secteur ouest-nord-ouest sera entre 7 et 10 nœuds. Les vitesses de progression des bateaux seront ainsi réduites jusqu’à parfois 5 nœuds avant que le vent ne commence à se renforcer en cours d’après-midi. Il atteindra en fin de journée 18 et 20 nœuds près de Lisbonne, possiblement un peu plus. Débutera alors une navigation rapide sous l’alizé portugais qui les propulsera vers les latitudes tropicales sous des conditions nettement plus sèches et moins fraîches que celles humides subit depuis le départ. Lundi 17 mai Durant la nuit, les marins auront bien progressé le long de la côte sud portugaise avec des vitesses autour de 10 nœuds poussés par un vent de nord entre 18 et 25 nœuds. Une véritable course de vitesse se mettra alors en place entre les skippers, qui navigueront au portant à des vitesses moyennes autour de 10 à 12 nœuds et sous des conditions météo beaucoup plus sèches que les jours précédant. Les marins s’extirperont à temps des côtes nord Portugaises où la dorsale anticyclonique s’étendra et donc où les vitesses de vent seront bien inférieures. Après le passage du cap Saint-Vincent, le vent fort et instable de secteur nord-nord-est de 20-25 nœuds permettra des vitesses de progression entre 12 et 13 nœuds en direction des Canaries. Mardi 18 mai Durant la nuit, les skippers auront pu bénéficier d’un renforcement de l’alizé instable soufflant autour de 20 à 30 nœuds en fin de période. Évoluant en marge de la dorsale, ils bénéficieront de conditions idéales pour continuer à filer au plus vite entre Madère et les côtes Marocaines. Ils atteindront ainsi les plus fortes vitesses de progression depuis le début de la course, entre 11 et 15 nœuds. Avec de telles vitesses, il est prévu que les marins atteignent les côtes canariennes mercredi matin pour la tête de course. Cyril BONNEFOY, METEO CONSULT Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site www.figaronautisme.meteoconsult.fr/ © Photo du bord depuis CYBELE VACANCES - TEAM PLAY TO B
  19. « Un bon gros combat ! » 14 mai 2021 Deux jours après le départ, la navigation est toujours bien inconfortable et humide pour les 18 duos de la Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy. Ce vendredi, ils ont tiré des bords le long de la côte espagnole pour franchir dans la soirée le redouté cap Finisterre. Se profile désormais une nuit compliquée dans un vent soutenu. Les deux leaders, GUYOT Environnement – Ruban Rose et Bretagne – CMB Performance, sont au coude-à-coude, suivis par une meute compacte. Du soleil, de la douceur, des belles glissades sous spi, des vitesses à deux chiffres, une navigation à plat… C’est exactement tout ce que les 36 marins de la Transat en Double - Concarneau - Saint-Barthélemy ne vivent pas actuellement. Mais c’est aussi leur perspective à moyen terme (probablement dimanche matin), et ce qui leur donne du baume au cœur. « C’est fatiguant tous ces virements » S’il fallait décrire les 48 premières heures de course en trois mots, on opterait pour «penchées », « humides » et « inconfortables » – ou des synonymes. Aujourd’hui, les duos ont fait face à un renforcement progressif du vent qui a tourné au secteur sud-ouest, c’est-à-dire pile dans l’axe de leur route pour atteindre le cap Finisterre (au nord-ouest de la péninsule ibérique). Ils ont dû, probablement à regret, affaler le gennaker et repasser sous foc. Les 13 premiers concurrents ont tiré des bords au ras de la côte. « Nous faisons du près sous les falaises, c’est très beau même si ça manque un peu de soleil. Cette navigation demande beaucoup d’énergie », racontait Corentin Douguet (Quéguiner – Innoveo). Le témoignage de Guillaume Pirouelle (Région Normandie) allait dans le même sens : « C’est fatiguant tous ces virements où il faut matosser tous nos sacs à chaque fois. Mais bon c'est pour doubler les petits copains donc ça vaut le coup ! On ne lâche rien pour rester au contact. » L’option « intérieur DST » pour tout le monde ou presque… En cette fin d’après-midi, les Figaro Bénéteau 3 bataillent dans un vent de 25 nœuds, avec des rafales entre 30 et 35 nœuds. Tout le groupe de tête a choisi l’option « intérieur DST », c’est-à-dire un passage entre le DST (Dispositif de Séparation de Trafic, rail des cargos) et la côte. Il y a au moins une exception : Violette Dorange et Alan Roberts (Devenir) passent dans l’ouest de cette zone interdite à la navigation pour, ils l’espèrent, profiter les premiers d’une bascule du vent. Ils rallongent la route par rapport aux concurrents de devant, mais ils vont aussi plus vite. La course au large est toujours une question de compromis… Au pointage de 17h, deux duos emmenaient la flotte, quasiment à égalité parfaite en distance au but : Pierre Leboucher / Thomas Rouxel (GUYOT Environnement – Ruban Rose) et Loïs Berrehar /Tom Laperche (Bretagne – CMB Performance). Dans un message envoyé aujourd’hui, on constate que Tom a la pêche : « On est dans le rythme. On mange bien. Le bateau est nickel. C’est le dernier coup de pression avant le large du Portugal. On attend la glisse, on pourra sûrement choquer les écoutes demain soir », écrit-il. Les écarts restent faibles : seulement 5 milles séparent les leaders du duo Élodie Bonafous / Corentin Horeau (Bretagne - CMB Océane), 12e à 17h. Une nuit tout sauf reposante Ce soir, les duos navigueront dans un flux de sud-ouest encore marqué avec des vagues autour de 2 mètres, annonce Météo Consult. La nuit prochaine, ils poursuivront leur progression le long des côtes portugaises dans des conditions toujours très toniques et instables, dans un vent de sud-sud-ouest d’une vingtaine de nœuds qui les obligera à effectuer des virements de bord dans une mer chaotique. « Ça va être encore un bon gros combat au près dans du vent fort jusqu’à demain », résume Corentin Douguet. Optimiser le timing des manœuvres, choisir la bonne configuration de voiles, prendre garde à l’important trafic maritime sur zone : quand revient la nuit, la vigilance grandit... _______ © Photo du bord depuis Groupe Gilbert LE POINTAGE DE 17H00 : GUYOT Environnement – Ruban Rose (Pierre Leboucher / Thomas Rouxel) Bretagne – CMB Performance (Tom Laperche / Loïs Berrehar) à 0,1 nm Teamwork (Nils Palmieri / Julien Villion) à 1,5 nm Région Normandie (Alexis Loison / Guillaume Pirouelle) à 1,5 nm Gardons la vue (Martin Le Pape / Yann Eliès) à 2,1 nm Skipper Macif (Pierre Quiroga / Erwan Le Draoulec) à 2,4 nm Groupe Gilbert (Fabien Delahaye / Anthony Marchand) à 2,7 nm Queguiner - Innovéo (Tanguy Le Turquais / Corentin Douguet) à 3,9 nm (L’égoiste) - Cantina St Barth (Eric Péron / Miguel Danet) à 4,2 nm CYBELE VACANCES TEAM PLAY TO B (Pep Costa / Will Harris) à 4,3 nm Breizh Cola (Gildas Mahé / Tom Dolan) à 4,4 nm Bretagne – CMB Océane (Elodie Bonafous / Corentin Horeau) à 5 nm MonAtoutEnergie.fr (Arthur HUBERT / Clément Commagnac) à 6,9 nm DEVENIR (Violette dorange / Alan Roberts) à 15 nm RLC Sailing (Estelle Greck / Laurent Givry) à 19,5 nm ERISMA GROUPE SODES – Fondation TARA OCEAN (Jérôme Samuel / Nicolas Salet) à 29,5 nm INTERACTION (Yannig Livory / Erwan Livory) à 36,3 nm KRISS-LAURE (Nicolas Bertho / Romuald Poirat) à 44,2 nm www.www.transatendouble.bzh
  20. Merci pour tout ce boulot de classement. Un vrai plaisir que de naviguer en votre compagnie Acceptez donc ces quelques fleurs, en remerciement de votre dévouement HokaHey !
  21. « Ça va être rock ‘n’ roll ! » 12 mai 2021 Ce mercredi 12 mai, à 19h, les 18 duos de la 15e Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy ont pris un superbe départ dans un bon vent de nord-ouest, et sous le soleil breton. La première nuit en mer s’annonce sportive et humide pour les marins qui doivent vite se mettre dans le rythme. Un maître-mot guidera leur navigation nocturne : l’anticipation. Ce départ, donné trois jours après la date initialement prévue, a marqué une sorte de libération, de soulagement pour les 36 marins qui ne cachaient pas leur envie de prendre le large… enfin. Les dernières heures qui précèdent une grande échéance sont toujours les plus stressantes. C’est finalement à 19h que les 18 duos se sont élancés en baie de Concarneau, dans de très belles conditions avec un vent de nord-ouest d’une quinzaine de nœuds et sous un beau soleil de fin de journée. Violette Dorange et Alan Roberts (Devenir) ont volé le départ. Ils ont donc dû faire demi-tour pour repasser la ligne. Rien de bien grave à l’échelle d’une transatlantique de 3 890 milles à destination de Saint-Barthélemy… Vers une nuit intense nécessitant une grande vigilance En soirée et en première partie de nuit, les duos progresseront sur la partie nord du golfe de Gascogne dans un vent d’ouest de l’ordre de 25 nœuds, d’après les prévisions de Météo Consult. Ils navigueront à vivre allure au près débridé dans une houle d’environ 3 mètres qui rendra la vie à bord bien inconfortable. L’humidité sera maximale avec aussi des grains pouvant générer d’importantes précipitations et de possibles rafales de 35 à 40 nœuds. En seconde partie de nuit, le vent d’ouest perdra en intensité, les marins pourront souffler un peu et vérifier que tout va bien à bord. De l’importance de se mettre tout de suite dans le rythme Dans ces conditions, les duos n’ont pas le temps de tergiverser mais doivent à l’inverse se mettre d’emblée dans le rythme sous peine de se faire décrocher d’entrée ou pire, de casser. Il est probable que le sommeil se fasse rare jusqu’à demain matin, mais le fait de s’allonger à l’intérieur, au sec, ne serait-ce que quelques minutes sera déjà grandement apprécié. Quelle que soit l’organisation du bord, l’enjeu est simple sur le papier mais beaucoup plus difficile dans les faits : maintenir une vitesse optimale et préserver le matériel, tout en faisant les bons choix tactiques. Vaste programme ! ------------------------- Dernières réactions des marins à Concarneau : Yann Eliès (Gardons La Vue / 3e participation) : « Avec Martin, on aime quand c’est engagé » « Les périodes d’attente ne sont jamais évidentes. On gagne du temps de préparation mais on subit aussi plus de pression. Mais il ne faut pas partir sur un faux rythme. Nous devons avoir un minimum le couteau entre les dents. Cette nuit, il va y avoir de l’air, ça va être viril mais on ne va pas non plus se faire découper. On va se rappeler les entraînements qu’on a faits cet hiver dans la baston. On a pris du plaisir, c’était sympa. Avec Martin (Le Pape), on aime quand c’est engagé. » Arthur Hubert (MonAtoutEnergie.fr / 1ère participation) : « Ne pas se retrouver K.O. dans deux jours » « Le schéma pour le début de course semble un peu plus clair qu’il y a deux jours. En gros, nous allons tous viser La Corogne et après il y aura un choix à faire entre l’intérieur et l’extérieur du DST (Dispositif de Séparation de Trafic) du cap Finisterre. Il va falloir allier vitesse et gestion des bonshommes pour ne pas se retrouver K.O. dans deux jours. Avec Clément (Commagnac) nous avons déjà connu des transatlantiques avec de telles conditions au départ. On a appris de certaines de nos erreurs. L’objectif reste d’aller le plus vite possible vers Madère et les Canaries car là-bas on pourra commencer à enlever les cirés. » Tom Dolan (Breizh Cola / 2e participation) : « On va peut-être subir le vent le plus fort de la course pendant la première nuit » « Il y a toujours un peu de stress avant de prendre le départ d’une telle course. Les dernières heures avant de partir, c’est le pire ! On va peut-être subir le vent le plus fort de la course pendant la première nuit donc il faut être direct dedans. Ça va être rock ‘n’ roll ! On va vite s’amariner et être dans le rythme. Gildas (Mahé) sera de quart pendant la première nuit et je gèrerai quand ça se calmera à 6h du matin (rires). » Jérôme Samuel (Erisma – Groupe Sodes – Fondation Tara Océan / 1ère participation) : « Cela fait plus de 20 ans qu’on attend ce moment ! » « Cela fait plus de 20 ans qu’on attend ce moment ! On n’était pas à trois jours ou à deux heures près. Nous ressentons un peu d’appréhension et surtout de l’envie d’aller vers des contrées plus chaudes et d’envoyer le spi. Ça va secouer la première nuit et surtout il y aura une transition à gérer au petit matin. Il faudra être vigilant pour choisir les bonnes voiles et chercher une éventuelle bascule dans l’ouest. On va essayer de tenir la cadence même si notre objectif premier est de terminer. » www.www.transatendouble.bzh Cap sur l'étrave !
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