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Virtual Regatta Club House

Route du rhum


leclash
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Bonjour tout le monde,la route du rhum prenant le départ en novembre 2022,celle proposée par VR début décembre est elle uniquement virtuelle ?(si quelqu’un a des infos),et question bonus se fera t elle comme sur la transat Jacques Vabre avec plusieurs catégories de bateau ?merci si vous en savez plus 😎.

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Il y a 8 heures, Marcop0l0 SO a dit :

Il semble que ce soit une course en mémoire de la première édition de la Route du Rhum 1978 probablement avec les polaires du trimaran jaune de Mike Birch.

Utiliser l’Olympus de Mike Birch serait effectivement un retour vers le futur très intéressant. Pour mémoire c’est ce petit bateau de 12 m qui a mis fin à la domination des monocoques…

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VR avait déjà fait une course avec ce bateau en 2018, la "Sailing Legend - Loick Peyron" : www.forum.virtualregatta.com/forum/170-sailing-legends-loick-peyron/

On retrouve même la polaire utilisée à l'époque sur zezo : http://zezo.org/happy/polars.html?opt=0

Et elle peut aussi être générée pour votre routeur préféré sur toxcct : http://toxcct.free.fr/polars/generator.htm

 

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Le top aurait été de nous offrir sur un même plateau de jeu, non seulement ce petit trimaran jaune, mais aussi le monocoque géant de Michel Malinovski. On refait le match! Chacun son camp. 

Mais aussi pourquoi pas faire revivre aussi Manureva d'Alain Colas, disparu au cours de cette course, souvenir, souvenir.... 

Edited by HELA
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Il y a 2 heures, HELA a dit :

Le top aurait été de nous offrir sur un même plateau de jeu, non seulement ce petit trimaran jaune, mais aussi le monocoque géant de Michel Malinovski. On refait le match! Chacun son camp. 

Ah oui, ça, ça aurait été une bonne idée !!

Et plutôt que les équipements,on choisit le bateau.

 

En attendant le trimaran de Birch pourra être équipé de foils, c'est ça le progrès. 

Edited by Téranga
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Il y a 4 heures, Téranga a dit :

Ah oui, ça, ça aurait été une bonne idée !!

Et plutôt que les équipements,on choisit le bateau.

 

En attendant le trimaran de Birch pourra être équipé de foils, c'est ça le progrès. 

Des foils sur Olympus !!! 🤪 

Et comment ils vont nous faire les polaires avec ça...

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Il y a 10 heures, HELA a dit :

Le top aurait été de nous offrir sur un même plateau de jeu, non seulement ce petit trimaran jaune, mais aussi le monocoque géant de Michel Malinovski. On refait le match! Chacun son camp. 

Mais aussi pourquoi pas faire revivre aussi Manureva d'Alain Colas, disparu au cours de cette course, souvenir, souvenir.... 

 

Il y a 8 heures, Téranga a dit :

Ah oui, ça, ça aurait été une bonne idée !!

Et plutôt que les équipements,on choisit le bateau.

 

En attendant le trimaran de Birch pourra être équipé de foils, c'est ça le progrès. 

Et avec la météo de l'époque... Autrement cela n'a pas grand sens...

Mais aussi...

www.youtu.be/_k0M2_Kr-kA

 

Edited by tsi-na-pah
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Tabarly : la foil histoire du trimaran Paul Ricard

Bernard RubinsteinLe 25/02/19

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Paul Ricard tabarly foil©collection Bernard Rubinstein

A l’ère des foils, on a depuis longtemps oublié qu’Eric Tabarly avait ouvert la voie en faisant construire, en 1979, le trimaran Paul Ricard équipé de plans porteurs. Trop lourd, ce dernier n’a jamais volé mais il a fait tomber le record de la traversée de l’Atlantique. Retour sur une saga qui a marqué son époque.

1974. UNE RENCONTRE IMPROBABLE

Alain de Bergh, l’architecte de Paul Ricard, responsable des calculs de structure chez Dassault Aviation, n’avait pas de raison légitime de rencontrer Eric Tabarly. Tout est parti de la volonté du patron de la société GMA, appartenant au Groupe Dassault, de diversifier son savoir-faire, l’usinage intégral, pour l’appliquer à la construction navale. Cette technique, largement développée dans l’aéronautique et consistant, pour obtenir la pièce finale, à fraiser des tôles épaisses pour les débarrasser du métal inutile. D’emblée, Alain de Bergh invite Eric Tabarly à visiter l’usine spécialisée dans cette technique, courante en aéronautique, qui sera plus tard mise œuvre pour réaliser le bras de liaison de Paul Ricard.

1975. LE FOILER FAIT LA UNE DES MAGAZINE

Paul Ricard couv neptune

Ce n’est encore qu’un projet, une vision du foiler imaginée par Alain de Bergh. Mais il fait la une du magazine Neptune Nautisme du mois de novembre 1975. Les efforts des foils sont transmis par des jambes de force au mât aile par l’intermédiaire de haubans rigides constitués d’un tube profilé. Pour améliorer l’écoulement des filets d’air entre la grand-voile et le génois, l’ancrage de l’enrouleur peut se déplacer au vent sur un rail. Sur l’avant du safran, on note la présence d’un troisième foil. Prévu au départ pour la Transat anglaise en solitaire de 1976, Paul Ricard ne verra le jour qu’en 1979 et s’écartera notablement du projet de départ. A cause du matériau de construction, un alliage d’aluminium, et du peu de temps laissé par la construction.

WILLIWAW, LE PREMIER FOILER HAUTE MER

Imaginé par l’Américain David Kieper, Williwaw est connu d’Eric Tabarly. En 1969, ils se sont même confrontés en baie de San Francisco, Eric sur son trimaran Pen Duick IV, David sur son Williwaw sérieusement handicapé par un équipage trop nombreux. Ce dernier, réalisé à partir d’une plateforme dessinée par Arthur Piver, est doté de quatre foils à échelle en aluminium. Tous pivotent. Celui de l’arrière joue le rôle de safran tandis que les trois autres, un devant, deux latéraux, se relèvent selon les allures. A bord de son tri qu’il a construit lui-même, David naviguera près de 20 000 milles dont une longue croisière vers Hawaï.

1976. ELLE VOLE !

Paul Ricard tabarly 1976 Eric barre assis sur une planche fixée sur la coque centrale constituée d’un flotteur de Tornado ©collection Bernard Rubinstein

Le 25 août 1976, une maquette de l’Hydrofoil à l’échelle un tiers fait ses premiers essais à La Rochelle. C’est Jean Garrault, professeur à l’IUT de La Rochelle, secondé par les techniciens du département du Génie civil qui se sont chargés de sa réalisation. Sa coque centrale (6,90 m) est constituée d’un flotteur de Tornado, son bras d’un profil de mât. Les flotteurs sont en contreplaqué, tout comme les foils. A bord, par 12 noeuds de vent, Tabarly dépasse les 15 noeuds.

1979. VU A LA TELE

Le 17 janvier 1979, Eric Tabarly se lâche lors d’une émission télé diffusée durant le Salon nautique. Sa cible, la société Kronenbourg, qui a renoncé, malgré son engagement, à accompagner le futur hydrofoil. Un télespectateur amoureux de la mer et des bateaux réagit immédiatement. Il s’agit de Paul Ricard, qui décide de s’engager aux côtés du vainqueur de la Transat anglaise de 1976. Un partenariat qui durera cinq ans. C’est dans sa maison du Castellet que le patriarche et Eric Tabarly se rencontrent pour la première fois en compagnie d’Alain Juillet, directeur commercial de Ricard international et de René Baudinet, PDG du groupe. L’atmosphère est lourde. Paul Ricard croit aux monocoques, beaucoup moins aux multis, d’autant que la première participation de Marc Pajot à la Route du Rhum s’était soldée par un échec. Son cata portant les couleurs de Paul Ricard avait en effet été contraint à l’abandon.

FÉVRIER 1979. UNE COURSE CONTRE LA MONTRE

Paul Ricard tabarly chantier 1979 Sur l’arrière du bras, les tubes d’aluminium qui serviront à la pose du carénage. ©collection Bernard Rubinstein

Confiée aux Constructions mécaniques de Normandie implantées à Cherbourg, la réalisation de Paul Ricard débute en février 1979 et fait appel à de nombreux sous-traitants pour respecter les délais très courts de fabrication. C’est une société lilloise, la Générale de Mécanique, qui fabrique la poutre centrale en utilisant la technique de l’usinage intégral tandis que l’usine Marcel Dassault d’Argenteuil pratique l’usinage chimique pour les flotteurs. Les foils sont confiés à un spécialiste de l’aéronautique, Hurel Dubois. Enfin le mât, une aile constituée de tôles rivetées, est réalisé par un fabricant de gouttières brestois qui a déjà travaillé pour la société Dassault. Le 3 mai, Paul Ricard est baptisé en grande pompe sous la neige, mis à l’eau le même jour, neuf jours avant les premiers essais en rade de Cherbourg.

MAI 1979. PREMIÈRE SUR L’ATLANTIQUE

Le 26 mai, au terme d’essais ultra-courts, Paul Ricard prend le départ, à Lorient, de la Transat en double Le Point-Europe 1. Mené par Eric Tabarly et Marc Pajot, il vire en tête à la bouée des Bermudes mais l’équipage, privé de son grand spi, se fait passer à quelques milles de l’arrivée par le trimaran VSD. Paul Ricard termine deuxième à 5 mn et 42 s du tandem Gilles Gahinet et Eugène Riguidel. Si Paul Ricard a connu quelques problèmes liés à une période de mise au point ultra courte, il n’a pas été favorisé par les conditions météo. Pourtant, c’est avec quatre jours d’avance sur son poursuivant immédiat VSD qui fera une escale de treize heures que Paul Ricard vire la bouée des Bermudes. Mais en distance, il n’affiche qu’un bonus de 250 milles.

1980. DE NOUVEAUX FLOTTEURS POUR PAUL RICARD

Paul Ricard 1980 Paul Ricard, deuxième version, au départ de la Transat anglaise. A la barre, Marc Pajot remplace Eric Tabarly, blessé lors d’une chute de ski ©collection Bernard Rubinstein

C’est un Paul Ricard largement revu et corrigé qui s’aligne au départ de la Transat anglaise où Eric Tabarly, blessé par une mauvaise chute de ski, a cédé la barre à Marc Pajot. Il s’agit avant tout de lui faire subir une cure d’amaigrissement et de réduire les impacts violents de la mer sur la poutre de liaison. La première action se traduit par un nouveau mât plus léger – le précédent pesait près de 900 kg. La première poutre, qui assurait la tenue des flotteurs, est remplacée, son angulation diminuée tandis que les premiers flotteurs lenticulaires cèdent la place à des volumes plus porteurs qui évoquent les carènes d’hydravion.

Non classé, Marc Pajot coupe la ligne en cinquième position. Cette sixième édition de l’OSTAR, remportée par l’Américain Phil Weld sur Moxie va marquer un tournant dans l’histoire de la plus mythique des transats. Face au gigantisme révélé lors de l’édition précédente – la participation du 72 m d’Alain Colas – les Britanniques ont limité la longueur à 56 pieds.

JUILLET 1980. UN RECORD MYTHIQUE

Paul Ricard tabarly 1980 © Dominique Pipat

Le 21 juillet 1980 Paul Ricard, équipé d‘une balise Argos, salue en catimini le phare d’Ambrose pour tenter de battre le record de Charlie Barr. Qu’importent les prévisions météo, Eric a décidé de ramener son tri en France. A Paris, le secret a été bien gardé puisque seulement six personnes et deux responsables de la radio Europe 1 sont dans la confi dence. La suite est connue.

En 10 jours, 5 heures et 14 minutes, Paul Ricard, mené par Eric, Georges Calvé, Eric Bourhis et le cameraman Dominique Pipat, pulvérise le temps de la traversée détenu par la goélette Atlantic : 47 heures de moins, soit 10 jours 5 heures et 14 minutes pour parcourir 3 015 milles. A La Trinité-sur-Mer, une foule de bateaux spectateurs fait un triomphe à Paul Ricard. L’événement est national, d’autant que depuis deux jours, les dernières heures de course sont relayées en direct par le journaliste Philippe Gildas sur les ondes d’Europe 1.

OCTOBRE 1980. TROISIÈME A DAKAR

Le 19 octobre 1980, mené par Eric Tabarly, son frère Patrick et Eric Bourhis, Paul Ricard participe à la première édition de La Baule-Dakar, baptisée Course des Almadies. Confronté à des ennuis techniques (problèmes d’électroniques, de compas), il termine troisième de l’épreuve, malgré un passage en tête à la première marque de parcours située aux Açores. Paul Ricard rentre en France par cargo avant de faire son entrée, mi-janvier 1981, au Salon nautique, sur le parvis du CNIT. L’opération est spectaculaire. C’est par la voie des airs qu’un hélicoptère transportera le bras et les flotteurs jusqu’au CNIT.

1981. DE L’EAU DANS LE RICARD

Paul Ricard 1981 Paul Ricard sous sa grand-voile à profil épais, rapidement mise hors service après le départ. ©collection Bernard Rubinstein

Two Star 1981. Présent en janvier sur le terre-plein du CNIT durant le Salon nautique, Paul Ricard a retrouvé la mer pour participer à la Transat en double anglaise Plymouth-Newport. Toujours à l’affût des innovations, Eric Tabarly a choisi d’équiper son trimaran, qui est désormais pourvu de dérives, d’une grand-voile à profil épais mise au point par le Rochelais Alain Chapoutot.Son poids – 180 kg – laisse dubitatif. Elle sera larguée en mer et récupérée par des pêcheurs avant d’être remplacée par une voile classique en Dacron. Après trois jours de course, une voie d’eau oblige Eric et son frère Patrick à abandonner.

1982. PREMIERE EN SOLITAIRE POUR PAUL RICARD

Le 7 novembre 1982, c’est un Paul Ricard revu et corrigé qui prend le départ de la deuxième édition de la Route du Rhum. Il est équipé d’un nouveau mât profilé tournant doté d’une vergue permettant de modifier l’angle d’incidence de la voile par rapport au profil. Sur l’avant, l’enrouleur de génois a disparu au profit de mousquetons. Après de graves problèmes électriques l’obligeant à s’arrêter à Camaret le lendemain du départ, Eric Tabarly est contraint d’abandonner au cinquième jour de course. Le support de winch en aluminium servant à la prise de ris et à orienter le mât s’est arraché. Paul Ricard met le cap sur La Trinité-sur-Mer.

1983. UN NOUVEL ABANDON

Deuxième édition de la Transat en double Lorient-Les Bermudes-Lorient. A bord de Paul Ricard, Patrick Tabarly a remplacé Marc Pajot, l’équipier de la précédente édition. Mais une nouvelles fois, des problèmes de vergue de grand-voile contraignent les Tabarly à abandonner.

1984. UNE NOUVELLE COQUE

Paul Ricard 1984 la nouvelle coque centrale, plus longue en flottaison, affiche désormais une étrave droite. ©collection Bernard Rubinstein

Au Trophée des Multicoques disputé en mai à La Trinité-sur-Mer, Paul Ricard s’est illustré en découpant, avec son foil, la coque d’un Muscadet. Par chance, l’incident ne fera pas de victime. Tout est oublié quand Eric s’engage dans la mythique Transat en solitaire anglaise qu’il a déjà remportée à deux reprises, en 1964 et 1976. Les transformations de Paul Ricard, confiées à l’architecte Xavier Joubert, se concrétisent par une nouvelle coque centrale plus longue en flottaison construite en aluminium par le chantier Pouvreau de Vix. Assemblé à l’Arsenal de Lorient, Paul Ricard est désormais équipé d’un mât classique plus léger que le mât aile. Au terme d’une course sans histoire, Tabarly termine à la troisième place d’une épreuve marquée par les pleurs de Philippe Poupon. Premier en temps réel, ce dernier devra céder la victoire à Yvon Fauconnier, gratifié de 16 heures pour avoir porté assistance à Philippe Jeantot.

1984. PREMIÈRE VICTOIRE EN COURSE

Eric a cédé sa place de skipper à son frère Patrick pour disputer la première édition de Québec-Saint-Malo. L’équipage est composé d’Olivier Le Diouris, Philippe Monnet et Jean-Jacques Grandchamp. En dépit de la rupture d’un câble sur le Saint-Laurent, Paul Ricard gagne en Classe II cette épreuve marquée par un final d’anthologie entre les deux maxis géants, Royale et Charente-Maritime.

RICARD EST A SEC

La Course de la Découverte, Benalmadena-Saint Domingue, disputée en équipage, sera la dernière du tri à foils disputée sous les couleurs de la société Ricard. La rupture d’un foil contraint l’équipage à abandonner. L’aventure Ricard s’achève. Elle aura duré cinq années.

1986. TABARLY DEMANDE ASSISTANCE

Paul Ricard cote d'or Seul point commun entre Côte d’Or et Paul Ricard, la coque centrale. ©collection Bernard Rubinstein

Le 9 novembre 1986, pour la troisième édition du Rhum, Eric Tabarly prend le départ sur Côte d’Or II. Dessiné par Xavier Joubert, ce trimaran de 22,85 m a été reconstruit dans le chantier ACX de Brest à partir de la coque en alu de Paul Ricard qui a été rallongée pour l’occasion. Les deux bras, les flotteurs, les foils dont le profil se modifie par un vérin hydraulique, tout est en carbone. Après trois jours de course, Eric Tabarly demande assistance. L’avant du flotteur bâbord s’est brisé. Ironie du sort, Eric est récupéré par Pen Duick VI. Côte d’Or II, abandonné, sera retrouvé puis remorqué jusqu’à Brest.

 

Mais aussi...

Pen Duick V
le 1er voilier de course à ballasts

Un prototype de 35’ conçu spécialement pour la course en solitaire de 1969 : la Transpacifique de San-Francisco à Tokyo organisée par la Slocum Society. Pen Duick V est le précurseur des monocoques de 60’ actuels avec ses ballasts, sa quille profonde et fine, ses élancements réduits au maximum ainsi que ses lignes arrières très larges et porteuses. La carène planante possède le même style de redan que les vedettes à moteur. Éric Tabarly remporte brillamment cette course en 39 jours et 15 heures avec 11 jours d’avance sur le second. 

L'ancêtre des IMOCA

En septembre 1968, Éric Tabarly apprend dans une revue nautique la création d'une nouvelle course au large : une traversée du Pacifique en solitaire entre San Francisco – Tokyo et organisée par la Slocum Society. Mais cette course est réservée exclusivement aux monocoques entre 22 et 35 pieds (10,67 m), exit donc Pen Duick III et Pen Duick IV. Tabarly décide donc de construire un nouveau bateau, qui répond au programme de la course et qui sera à l'aise au portant, l'allure la plus adaptée au parcours.

Pour concevoir Pen Duick IV, le skipper travaille avec les architectes Michel Bigoin et Daniel Duvergie. C'est à ce duo que l'on doit le bateau de série Aïkido, un voilier de 10 m qui avait séduit Tabarly par son programme, avec une belle largeur et un bouchain longitudinal à la flottaison réduisant la surface mouillée au portant tout en augmentant la flottabilité dès les premiers angles de gîte.

Le bateau en aluminiun est construit aux Chantiers La Perrière à Lorient, comme Pen Duick III et IV et sera mis à l'eau le 4 janvier 1969.

Pour disposer d'une longueur maximale de flottaison, les élancements de la coque à bouchain sont réduits, la largeur est importante (3,50 m), ses lignes arrière sont larges et porteuses et sa carène possède un redan, comme sur les bateaux à moteur. Pour assurer la stabilité, Pen Duick V dispose d'une quille longue et profonde de 2,30 m avec une torpille de 400 kg en plomb, équipée d'un d'un trimmer sur le bord de fuite pour combattre la dérive. Enfin, pour renforcer la stabilité sans trop alourdir le bateau et compenser la gîte selon les allures, Tabarly a imaginé un système de ballasts destiné à recevoir du lest liquide. Il suffit de 20 minutes de pompe manuelle pour remplir les 500 litres d'eau de mer.

C'est en s'inspirant des Sand Baggers – voiliers américains très voilés qui compensent la gîte avec des sacs de sable placés au vent – que lui vient cette idée, que l'on retrouvera des années plus tard sur les monocoques des tours du monde BOC et du Vendée Globe.

Pour le plan de voilure, ce sera un gréement sloop mais innovant. Le skipper pourra passer – en solitaire – d'un plan de voilure de 63 m2 au près à 150 m2 au portant grâce à un dispositif spécialement développé. Des focs jumeaux de 65 m2 sont placés sur des étais à rouleaux et sont tenus au point d'écoute par des tangons télescopiques de 7,50 m.

eric-tabarly-pen-duick-1.jpg

 

Tabarly le visionnaire

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